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Le Grenier musique

Trente

by Joey Robin Haché

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1.
03:04
Tout sera alright, tout sera alright J’apprends à perdre le contrôle de mon corps et de mes idéaux Tout sera alright, tout sera alright On me fout dans la file d’attente à suivre stupidement le troupeau Dis-moi que c’est alright, dis-moi que c’est alright De me noyer dans l’eau bouillante, à nager à contre-courant Dis-moi que c’est alright, dis-moi que c’est alright D’avoir à penser comme les autres, la tête coincée dans un cachot Un jour, je verrai la lumière en retard Elle me réveillera de mon sommeil Quand l’apocalypse brûlera la Terre entière Tout sera alright
2.
J’habite sur cette planète où c’est pire que l’enfer Ça tue de gauche à droite, les coeurs durs comme du fer On s’est appelé humains pour être plus importants On ne vaut pas plus cher que la marde qui nous sort par le derrière On est une race qui coûte cher, on vole l’eau des rivières Pour la mettre en bouteille et la vendre aux enchères Mettre un prix sur les ressources au nom du profit On exploite la Terre comme une carte de crédit Qu’on réussira jamais à payer Aux prix montants des coupes à blanc, les racines vont saigner Comme notre sang va couler Nos forêts rasées en série Je cuis sur cette planète, dans cette ville-actionnaire Bombardée de cochonnerie publicitaire Achète-ci, achète-ça, fais comme ci, fais comme ça Des aubaines de cancers achetées en vrac Notre santé à la merci des pharmacies Qui s’en calissent de guérir en haussant les prix Vendez-nous de la mort et de belles maladies Aveugles face aux bandits qui volent nos vies Qu’on continue à financer Au rythme fou des hôpitaux, les corps vont flancher Pendant que les docteurs vont chanter : “Ça rapporte, crever en série” Je meurs sur cette planète, où c’est pire que l’enfer Je cours contre le courant de la masse populaire Chacun se vise au cou avec leur revolver Ils veulent voir qui saignera de la jugulaire Au nom du seigneur, au nom du profit Au nom de la guerre et de l’industrie Au nom des croyances, on s’est abruti Le cercle vicieux continue de tourner Et personne ne pourra l’arrêter Cajolons notre ignorance et prions dans le vide Pour voir les cadavres s’empiler Ça coûte cher, crever en série
3.
T’es bien dans ton coma Tu t’enfonces huit pieds sous terre même si que t’es vivant Le code barre sur ton bras, tu te crois comme un roi Un vrai zombie devant ton écran, la tête bourrée comme une poubelle Tu crois tout c’que tu vois Leur fusil à ta tempe, t’obéis souvent En cage comme un macaque, on t’envoie des coups de matraques Pour te faire oublier qui tu es vraiment Tu rêves à un monde meilleur, mais t’oseras jamais lever le petit doigt Tu t’installes creux dans l’ignorance qu’ils t’ont vendue Sans taxe, à moitié prix Ils t’ont eu droit dans le mille Le monde crève sous les projecteurs Mais on t’a cloué devant le téléviseur Assidu comme un soldat T’embrasses des centaines de langues de bois Tu souris bêtement devant la tuerie T’es bien dans ton coma, tu fais comme rien n’était devant le torrent Le point de mire sur ton front, la télécommande à la main T’as vendu ton corps et ton âme aux marchands Chaque jour, tu pries pour leurs dieux T’as accepté de jouer leur jeu Sans même le savoir, sans te demander pourquoi Drogué par la peur, tu tires sur ceux qui te tiennes à coeur Pour croire aux menteurs, tu ferais n’importe quoi J’suis bien dans mon coma Je m’enfonce huit pieds sous terre comme un mort-vivant Je vois le monde s’écrouler, mais j’en ai rien à cirer Des enfants qui meurent, la pauvreté, les pleurs La guerre et les vols de territoire pour le pétrole Le cancer qui ronge, ses profits et ses bons mensonges Le nombre de viols qui grimpent, les femmes vues Comme des moins que rien Je veux du sexe, je veux du sang, je veux un tas de cochonneries Croire au rêve américain sans voir la porcherie Idolâtrer l’image d’un président qui s’enrichit Être aveugle face aux problèmes qui tuent les gens de mon pays Je veux ceci, je veux cela, je sais que c’est vrai dans ma télé Et si tu questionnes mes fausses croyances
4.
Fais-moi le plus beau, fais-moi le plus fort Fais-toi sûr qu’en tout temps, je n’aie jamais tort Je serai toujours sur le top de la pyramide Vénère mon égo et mes idéaux Mets-toi à genoux et vends-moi ton corps Suce-moi jusqu’au top de la pyramide Chie-moi des crystaux, vomis-moi de l’or Donne-moi ta peau pour mes envies carnivores Je flatte mon ventre sur le top de la pyramide Je rote de joie sur le top de la pyramide Je contrôle le monde sur le top de la pyramide Prends ton numéro comme à la loterie En gageant ta vie, en ruinant ta famille Détruis-toi pour le top de la pyramide Malgré les médailles, malgré les ulcères Tu grimpes sans cesse jusqu’aux portes de l’enfer Meurs jusqu’au sang pour ta place sur la pyramide Crève à grand feu sur le top de la pyramide Jète-toi en bas de la pyramide Rejoins les autres au bas de la pyramide Je pisse sur vos morts sur le top de ma pyramide
5.
03:41
Je suis un imbécile et je suis fier de l’être Je veux être le meilleur en m’achetant des choses inutiles Il n’y a pas de place pour toi ici dans ma belle Lamborghini Assis sur mon trône, dans mon monde matérialiste Je suis un imbécile et je suis fier de l’être J’arrose mon pavé, j’arrose mon gazon d’insecticide Je gaspille sur mon paradis, j’aime massacrer l’écologie Au diable la flore et la faune, pour moi c’est de la vermine Je suis un imbécile et je suis fier de l’être Je prends mille photos de ma face pour exhiber mes grimaces Je mets en évidence ma crasse, mes pensées croches et dégueulasse J’expose n’importe quoi, n’importe comment, n’importe qui Je suis un imbécile et je suis fier de l’être La télé-réalité, c’est ma religion, ma folie Je crois tout ce que l’on me dit, surtout venant de ma tv Je digère les mensonges, je vomis la démagogie Je prends le fusil et je tire tous ceux qui sont contre mon avis Dans ma tête de bête, il y a du cul et du sexe Des insultes qui rabaissent, des grands murs et des messes Je ne veux pas de promesse qui parle d’amour et de paix Ça ne fait pas bander le peuple, il faut du cul et du sexe Je suis dominé par la peur, enchaîné par la haine Manipulé par un tyran qui exécute son plan Il est dans mon téléviseur, parlant du Tout-Puissant Gagner du terrain en tuant tous ceux qui sont non-croyants J’idolâtre son image, il est comme un roi mage Je veux croire à son mirage comme une mouche dans un dépotoir Son aura ostentatoire me dirige droit vers l’abattoir Je suis un imbécile et ça me fait sourire
6.
03:29
On m’a jeté sur un piedestal Et je ne comprends même pas les règles du jeu Dites-moi quelle drogue j’ai dû prendre pour gagner? Fucké raide pour dix minutes de gloire On me vend comme de la viande, me gaspille jusqu’aux os On me crisse dans la poubelle une fois périmé Dites-moi si j’ai tout ce qu’il faut Dites-moi si je porte le bon manteau Pour bien cacher mon intégrité Faites-moi croire aux pires mensonges Hissez-moi haut parmi les pauvres cons Sur l’étage des autres vendus de la télé On m’a vendu dans un festival Et je ne comprends même pas les notes que je joue Dites-moi les conneries que je dois vous chanter Afin de plaire aux amis producteurs Qui bandent en voyant mon chèque Me volent jusqu’à la faillite Comme leur singe favori, je continue à danser Punis-moi si je chante faux Crucifie-moi si je deviens gros Force-moi à devenir une poupée Vends-moi comme un numéro Pour qu’on me prenne pour un bel idiot Devenir la pute bon marché de la télé Dites-moi si j’ai tout ce qu’il faut Dites-moi si ma queue est assez grosse Pour que le public puisse m’aimer Dites-moi si j’ai tout ce qu’il faut Dites-moi si mes fesses sont au niveau Afin que les cotes d’écoute puissent augmenter Dites-moi si j’ai tout ce qu’il faut Dites-moi quoi me foutre sur le dos Et quelles compagnies voudront m’acheter Donnez-moi le gun qu’il me faut Glissez-moi dans la bouche du canon J’ai signé mon arrêt de mort avec la télé Je suis une arme de destruction massive dans vos télés
7.
04:33
Une femme enceinte, pieds nus sur l’escalier Me sourit et me dit : “passe une belle journée” Sous un ciel noir opaque, sortent le requin en habit La pointant du doigt, rempli de bijoux de phobies Elle se lève malgré le poids des cennes noires De la honte qui la suit comme une torpille Fumant son cafard, buvant ses espoirs En attendant son petit qui va bientôt sortir Le requin qui vivait en face de chez moi Criait sur son patio : “les câlisses m’ont pognardé dans le dos C’est des cochons de la finance, des osties de profiteurs Qui mettent les pauvres sous leur niveau” Mais trois mois auparavant, il volait les océans Déversait des polluants, les laissaient couler lentement, profondément Tuant la vie à coups de contrats et de manigances Il était PDG d’une compagnie multinationale Trois tests plus tard à l’hôpital, ce fut terminal La tumeur avait gagné le marathon Le gros moton qu’il voulait depuis si longtemps Tout dégringole, tout déboussole La santé au sol sous les nappes de pétrole Celles qu’il a traité de connes le visent au gun Ses disciples loyaux sont devenus ses pires rivaux À maigrir d’angoisse, à mourir dans sa crasse Le soleil ne brille plus, il fait noir dans son taudis Deux lignes de coke bien grasses sur un bout de plexiglass Souvent, il calme ses métastases à l’héroine Quand il tousse, tousse, il crache du sang, sniffe sa ligne et ses tourments Il a toujours la tête dans le cul, il coule lentement, profondément Crachant sur sa vie pour passer le temps jusqu’au jour du jugement “Aujourd’hui c’est décidé, je vais me suicider Bien pendu comme une pendule avec la mort qui m’encule À bien y penser, je devrais peut-être vider la pharmacie Me gaver de pilules jusqu’à ce que je devienne vert-de-gris Ou peut-être le couteau, ce serait encore plus beau Never across the road, always along the river Me prendre pour Pollock, éclabousser les rideaux De ma chambre de bain, oh oui, que ce serait audacieux J’avoue qu’avant de pourrir, mon voeu serait de m’envoler Ressentir le vent sous mes ailes jusqu’au Saint-Esprit Je souris pour la première fois depuis des années De la fenêtre du treizième étage de mon logis Avant l’overdose, je pousse un trémolo Je chante mon envol dans la gamme de do Mon coeur explose en mille morceaux Ainsi que mon corps près de la station Montmorency” Une femme enceinte, pieds nus sur l’escalier Sourit et se dit : “quelle magnifique journée” En riant du cadavre du requin en habit Le pointant du doigt, elle sourit avec son petit
8.
04:59
C’est long d’attendre le silence dans ma tête Les démons chantent sans cesse ma chanson préférée Depuis si longtemps, j’essaie de l’oublier Dans ma maison, il y a trop de transparence, de fenêtres La lumière me rentre dedans à grands coups de bulldozer J’avale la noirceur et sa douceur qui nage dans mon sang Qui m’offre une sorte de silence J’ai tout le temps du monde Depuis des mois, je ne fais que le gaspiller Malgré tout ce qu’il reste devant moi Les murs continuent de tomber à chaque fois que passe le bulldozer C’est long d’attendre ton retour, mon amour Mon coeur en arythmie, je perds les notes de tes mélodies Le bulldozer grogne dans ma cour Aide-moi à foutre le camp
9.
03:47
Encore pogné dans la même tornade depuis plusieurs années Plusieurs fois, je fends mon front à cogner ma tête Dans toutes les vitres de ma maison J’ai les jointures en sang à frapper les murs Le ventre perforé par les cornes du démon Qui me surveille sans cesse, m’empêche de sortir de ma maison J’ai mis le feu partout, je m’en fous d’être devenu fou Je casse ma cage thoracique à crier si fort dans le vide Mon corps est une bombe atomique Encore magané de la veillée, tout seul à caler les pourquoi de mes nuits blanches À marcher nu-pieds sur les éclats de miroir dans ma chambre J’ai regardé trop longtemps ce que j’ai raté Tout ce que j’ai laissé entre les mains de la malchance Mes poings ont fendu les montagnes pour faire cracher les volcans
10.
02:21
Je ressens la panique qui brûle mes entrailles Je flambe facilement comme un feu de paille Les murs se rapprochent et m’écrasent comme un étau Je brise mes jointures à frapper mon cerveau Je ris à pleins poumons et à pleines dents Même en contemplant le pire des accidents Je crie de joie quand vous gémissez comme des porcs Je crache sur le visage de la mort Je suis armé jusqu’aux dents sur le champ de bataille Je tire dans le tas chaque fois que je déraille Les têtes explosent partout en mille morceaux Quand mes camions de pilules font défaut Je pousse des cornes avant d’arracher le décor Quand vient le temps d’interrompre mon confort Attends-toi que je t’écrase avec mon char d’assault Je fous le bordel comme un minotaure Je tousse la haine jusqu’à en cracher du sang J’ai trouvé ma maison dans les pires tourments Lucifer est l’un de mes amis d’enfance On s’amuse quand on fume la démence J’aime foutre le bordel comme un minotaure
11.
04:17
Je sors dehors tout près de l’eau Le sang sur ma joue, dans mes cheveux et entre mes doigts Dans mes poumons, je sens enfin la haine sortir de moi Je respire Le soleil reflète sur ma lame de couteau Sur chacune des dents tranchantes de ma chainsaw Elle fait bien la job, je la considère comme mon bras droit Juste avant d’allumer le broyeur Je fredonne les notes de tes cris de frayeur Mes deux pieds sur ta dépouille gisant au sol Sous le chant paisible du rossignol Ma tête tourne, je bafouille, je vomis, j’attends le pire Je me saoule au gin, tout était clair, net et précis Mon plan s’est déroulé comme prévu, c’est comme on dit : “ni vu ni connu” Quand la nuit est tombée sur moi, je suis devenu un monstre seul dans mon chaos Je contemple amèrement tes lambeaux de peau dégoulinant sur mon patio Je sors dehors tout près de l’eau Le bleu et le rouge tournent et m’aveuglent, me font sourire Entre les kevlars et les Berettas, j’entends mon nom Je respire J’ai fait ce qu’il y avait à faire, j’ai tout ce qu’il me faut Je sens maintenant que tout est clair, net et précis Il a souffert comme il a fait souffrir ma progéniture Juste avant d’embrasser la bouche de mon canon Je respire les centaines de balles qui transpercent mon tronc Je sens monter les vagues de sang dans mes poumons Sous le chant paisible du rossignol
12.
05:06
J’ai souvent cherché la raison au travers de mes bouteilles de Bourbon J’ai souvent cherché la raison au travers de mes bouteilles de Bourbon Toujours assoiffé, jamais consolé, je vivais dans une illusion De bonheur acheté, de conscience encrassée Toujours en quête de la raison Mais aujourd’hui, c’est fini Car je danse sans cesse avec la mort J’ai souvent calé dans les fonds avec mes bouteilles de Bourbon J’ai souvent calé dans les fonds avec mes bouteilles de Bourbon Toujours la noirceur, toujours les labeurs, la routine qui rend fou Le gin qui coule à flot et les blessures qui perdurent Mon sourire me rendait fou Mais aujourd’hui, c’est fini Car je danse sans cesse avec la mort Cale, cale, cale, cale, cale, maudit soulon Cale, cale, cale, cale, cale, seul à la maison
13.
Je me lève le matin dans la brûme noire comme du goudron Remplie de dioxyde de carbone, je sens l’effet de serre qui brûle mes poumons Je tousse deux-trois fois tout en admirant ce paysage décoré de feu et de bombes Je souris en saluant ma voisine déjà en rigor mortis Je gambade jusqu’au boulot, il est huit heures et quart du matin À travers les couches de smog J’entends les sirènes, je vois le sang, je respire la poussière des buildings qui tombent Ça court, ça crie, ça crève entre les montagnes De cadavres rôtissant comme des hot-dogs Ah que c’est beau vivre dans la grande ville au beau milieu de l’hécatombe On m’a averti plusieurs fois que j’allais mourir dans la guerre civile Qu’il fallait me cacher pour sauver ma peau Des chars d’assault et des rebelles qui tirent à volonté Malgré cette fin du monde, je dois vous avouer Que ces anecdotes commencent à m’ennuyer Je prends ma pilule et je m’en vais danser dans mon royaume pharmaceutique On m’a averti plusieurs fois que j’allais mourir dans la guerre civile Qu’il fallait me cacher pour sauver ma peau Des chars d’assault et des rebelles qui tirent à volonté Lorsque les usines seront bien calcinées Et que les dictateurs auront fini par crever Je m’assoirai bien tranquille sur mon perron Ma belle bedaine à l’air, le sourire jusqu’au front La bière qui bouille entre mes deux jambes Entre les flammes, je pourrai enfin me dire : “Beau temps pour l’apocalypse” Boom!

about

Aux textes revendicateurs et psychologiques, Trente est en fait une rétrospective de la dernière année de l’artiste mettant en lumière ses problèmes de santé physiques et psychologiques. Il en profite pour se laisser aller dans des revendications ainsi que des réflexions au niveau politique, sociale, technologique et écologique.

« Trente démontre clairement un changement brusque de ma démarche artistique. Par contre, ceux et celles qui me connaissent depuis longtemps reconnaitront l’ancien Joey, l’adolescent punk et l’étudiant universitaire qui gueulait sur la scène du bar étudiant. C’est donc un retour aux sources, mais avec le regard et le bagage d’un gars de 30 ans, explique-t-il. Avec mes deux premiers albums, je m’identifiais comme un artiste folk avec un son plutôt rock ambiant et des textes poétiques. Je décrivais mes états d’âme et mes émotions sans trop brasser la cage. Bref, je commençais à me trouver plate, comme on le dit par ici. J’avais envie de me déchainer sur scène en gueulant sur tout ce qui me dérange et ce nouveau disque me permet de faire ça. »

« Avec Trente, je décide de ne plus m’identifier dans une seule catégorie musicale ; j’explore plusieurs styles musicaux : le folk, la pop, le rock, le punk, le manouche, l’ambiant, le métal, le blues, le country, l’expérimental, etc. Je crois à la combinaison des concepts de l’anti-branding et de l’anti-pop à l’intérieur d’un même album. L’anti-branding est d’origine activiste et son mandat est de revendiquer des causes importantes par le boycottage, l’anti-consommation, les mouvements contre-culturels et la désapprobation des actions corporatives. En ce qui concerne l’anti-pop, j’utilise les différents styles musicaux comme une arme : je mets la chanson au service du texte, l’ambiance, le ressenti et le sujet de la chanson, et non au service des conventions musicales. Je dénonce les défauts de l’industrie musicale populaire qui nous oblige à nous définir dans un style précis et une étiquette particulière tout en devenant un produit identifiable, sécuritaire, facile à vendre et à manipuler. Avec Trente, je veux défier ces conventions et proposer une différente façon de produire un album en 2019 », conclut-il.

credits

released November 1, 2019

Label : Le Grenier musique

Trente comporte 13 chansons qui ont été enregistrées au Studio LaClasse à Memramcook (N.-B.) en juin 2019. La réalisation est signée Sébastien Michaud et tous les textes et les musiques sont de Joey Robin Haché. Les musiciens qui ont joué sur l’album sont Joey Robin Haché (guitares, voix, effets sonores, grognements), Sébastien Michaud (basse, cuivres, chœurs, chainsaw, casse-bouteille), Danny Bourgeois (batterie, percussions, chœurs), Denis Surette (guitares), Christien Belliveau (lapsteel), Jesse Mea (égoïne, chœurs) et Chris Boulay (contrebasse, chœurs). Les photos sont d’Annie France Noël.

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Joey Robin Haché

Nordique du Sud. Apprenti-Monctonien. Nigadoo de sang. Acadien à temps plein. Folk rock alternatif. Il chante des tounes malpropres, mais vraies. Ça parle de ce qui l'entoure, de ce qui le tourmente, de ce qui le définit.

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